Illustration abstraite évoquant un chemin intérieur et la clarification d’objectifs lors d’un accompagnement psychologique en Gestlat-thérapie ou lors d'un accompagnement en coaching.
Chaque début d’année invite à regarder devant soi. À formuler des intentions, des envies de changement, parfois des résolutions. Mais entre vouloir avancer et savoir où aller, il existe souvent un espace flou - celui où définir une direction devient essentiel.

Quand l’élan est là, mais que la direction reste incertaine

Au moment des bonnes résolutions, beaucoup sentent qu’un mouvement est nécessaire.
Quelque chose demande à changer, à se déplacer, à s’ajuster.

Souvent, ce qui est clair, c’est ce que l’on ne veut plus :
la fatigue qui s’installe,
la dispersion,
le sentiment d’être occupé sans se sentir pleinement acteur de sa vie.

Ce qui l’est moins, c’est la direction.

Alors apparaissent des intentions larges : aller mieux, retrouver de l’élan, changer quelque chose.
Elles sont sincères, mais restent parfois trop diffuses pour soutenir l’action.

Sans cap clair, on avance à vue.
On répond aux sollicitations extérieures.
On s’adapte.

Mais l’énergie se disperse, et l’élan du début d’année s’érode.

Dans le corps, cela peut se traduire par une agitation, une lourdeur, une tension de fond.
Dans l’expérience intérieure, par un mélange d’envie et de doute, d’espoir et de découragement.

Une posture Gestalt : revenir au contact pour faire émerger un objectif vivant

Dans une approche gestaltiste, la question n’est pas d’abord quel objectif fixer,
mais comment la personne est en contact avec elle-même lorsqu’elle cherche à choisir.

Un objectif aligné ne se décrète pas.
Il émerge d’un processus plus large, qui engage le corps, l’émotion, la sensation, la relation à soi.

Avant même de définir un but, il est précieux de s’arrêter un instant.
De sentir ce qui est là.

Quand vous pensez à cet objectif, certains signaux sont particulièrement parlants.
La respiration peut s’ouvrir ou se bloquer.
Un élan peut apparaître… ou une tension sourde.
La direction envisagée peut donner envie d’avancer, ou au contraire freiner le mouvement.

Ces indices sont essentiels.
Ils indiquent si l’objectif soutient le vivant ou s’il répond surtout à des attentes extérieures, à des injonctions intériorisées, à un idéal à atteindre.

Fixer le cap devient alors un acte de présence.
Un moment de contact avec ce qui compte vraiment, ici et maintenant.

Un objectif qui a du sens : clarté, alignement, ajustement

Un objectif juste n’est pas forcément ambitieux.
Il est habité.

Il apporte de la clarté, sans rigidité.
Il donne une direction, sans enfermer.

Un objectif qui soutient fait sens au regard de vos valeurs, respecte votre énergie actuelle et tient compte de votre réalité de vie.
Il ne s’agit pas seulement de savoir ce que vous voulez atteindre, mais aussi ce que vous espérez ressentir en chemin.

Un objectif vivant ouvre alors des questions essentielles :

  • Pourquoi cet objectif est-il important pour moi ?
  • Qu’est-ce que j’espère ressentir en l’atteignant ?
  • Est-ce vraiment mon objectif, ou celui qu’on attend de moi ?
  • Suis-je prêt à investir le temps et l’énergie nécessaires ?
  • Que suis-je prêt à laisser évoluer pour faire de la place à ce changement ?

Dans une perspective Gestalt, l’objectif n’est jamais figé.
Il s’ajuste au contact de l’expérience.

C’est ce que l’on appelle un ajustement créateur :
la capacité à rester en mouvement, tout en restant fidèle à soi.

Du cap au chemin : soutenir le passage à l’action

Fixer le cap est une étape essentielle.
Mais sans chemin, l’objectif reste une intention.

Entre je veux et je fais, il existe souvent un espace fragile.
Un espace où l’on peut se décourager, procrastiner, ou se juger.

Un plan n’est pas là pour rigidifier.
Il sert à sécuriser le passage à l’action.

Définir quelques étapes simples rend le changement plus accessible.
Le corps peut alors suivre.
L’anxiété diminue.
La confiance se construit.

Anticiper les obstacles n’est pas un manque d’optimisme.
C’est une forme de réalisme bienveillant.
Cela permet de repérer ce qui pourrait freiner – fatigue, manque de temps, solitude – et d’identifier les soutiens possibles.

Et puis il y a le premier pas.
Souvent modeste.
Parfois presque invisible.

Un appel.
Un temps dédié.
Dix minutes, aujourd’hui.

En Gestalt, ce premier geste est fondamental.
Il transforme une intention abstraite en expérience vécue.
C’est dans cette expérience que le mouvement s’ancre.

Les bonnes résolutions ne sont pas le problème.
Ce qui fragilise, c’est souvent l’absence de cap clair ou d’ancrage intérieur.

Fixer le cap, ce n’est pas se projeter loin à tout prix.
C’est se relier finement à soi, pour choisir une direction juste – et avancer pas à pas.

Peut-être que, pour vous, l’essentiel en ce début d’année n’est pas de faire plus,
mais de choisir plus consciemment.

Et peut-être que le vrai point de départ se trouve déjà là,
dans cette question simple, posée avec douceur :

Vers quoi ai-je envie d’avancer, aujourd’hui ?


Du cap au premier pas

Envie de clarifier votre cap ?
Un accompagnement peut vous aider à transformer une intention en mouvement, et à avancer pas à pas, dans un cadre sécurisant et ajusté à votre réalité.

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